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La France fait part de sa "grande préoccupation" après l'instauration de tests génétiques par le CIO
information fournie par Reuters 27/03/2026 à 12:19

Les anneaux olympiques sont photographiés à l'extérieur du Comité international olympique à Lausanne

Les anneaux olympiques sont photographiés à l'extérieur du Comité international olympique à Lausanne

La ministre des ‌Sports Marina Ferrari a partagé vendredi la "grande préoccupation" du gouvernement français ​au lendemain de la décision du Comité international olympique (CIO) de conditionner la participation aux épreuves féminines des Jeux olympiques à des ​tests génétiques.

Le CIO a annoncé jeudi que les épreuves féminines des Jeux olympiques seraient ​réservées aux personnes de sexe biologique ⁠féminin à partir de Los Angeles 2028, excluant notamment les ‌athlètes transgenres de ces épreuves.

"La France prend acte de la décision", a déclaré Marina Ferrari dans un ​communiqué. "Nous nous opposons à ‌une généralisation des tests génétiques qui soulève de nombreuses questions ⁠éthiques, juridiques et médicales, notamment au regard de la législation en matière de bioéthique."

Cette loi interdit ces tests génétiques dans les ⁠laboratoires en France. ‌Cela avait notamment précipité l'absence de l'équipe de France ⁠féminine de boxe des Mondiaux en septembre dernier.

World Boxing est ‌l'une des fédérations internationales de boxe qui ont déjà mis ⁠en place des tests génétiques comme World Athletics.

"Ces ⁠tests, mis en ‌place à partir de 1967, ont pris fin en 1999 du ​fait des fortes réserves de ‌la communauté scientifique quant à leur intérêt. La France regrette ce retour en arrière", poursuit ​Marina Ferrari.

"Cette décision soulève des inquiétudes majeures dès lors qu'elle cible spécifiquement les femmes, en instaurant une distinction qui ⁠porte atteinte au principe d'égalité."

La ministre des Sports regrette "une approche réductrice et potentiellement stigmatisante" et annonce la mise en place d'un "observatoire national (...) destiné à formuler des recommandations pour garantir un sport à la fois équitable, inclusif et respectueux des droits humains".

(Rédigé par Vincent Daheron, ​édité pat Sophie Louet)

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